lundi 19 septembre 2016

Journée mondiale de la prière pour la sauvegarde de la création (RCF - "Le Billet")

Le 1er septembre est la « journée mondiale de la prière pour la protection de la création, la sauvegarde de la maison commune » (oikos). Les chefs des Eglises catholique et orthodoxe nous demandent de pratiquer « de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme, et qui sont présents dans toutes les créations essayant de construire un monde meilleure ».

Dieu nous a fait don d'un jardin luxuriant, mais nous sommes entrain de le transformer en une  étendue polluée de décombres et de saletés. Ce sont les pauvres du monde qui en subissent déjà les effets. Faut-il répéter le mot du Patriarche Bartholomée : « Répondons-nous du mal que nous faisons à notre maison commune ? ». Ou celui du pape François qui rappelle que « les gouvernements ont le devoir de respecter les engagements qu’ils ont pris » (une  façon d’appuyer la ratification de l’accord de Paris qui se fait attendre de la part de nombreux signataires).

Saint Pierre Chrysologue disait : « L’écologie n’a pas sa fin en elle-même mais en fonction de l’homme ». Si l’homme a été créé à l’image de Dieu, sa souveraineté sur le cosmos ne signifie pas le triomphalisme de l’espèce, mais l’association de sa responsabilité envers les plus démunis, la conversion écologique de nos vies quotidiennes ainsi que de celle de l’économie  et de la politique.

Père Théodore


mercredi 22 juin 2016

A propos du concile panorthodoxe de Crète (RCF - "Le Billet")

Pendant plusieurs décennies, l’Eglise orthodoxe s’est efforcée de réunir un grand et saint concile panorthodoxe pour apporter un témoignage contemporain de l’unité de la foi orthodoxe. Des conférences panorthodoxes, des consultations et des rencontres de patriarches et des primats ont permis de réviser la liste des thèmes fréquemment abordés, d’amener de nouvelles propositions, mais des points de désaccord sont néanmoins apparus.

Les défis de notre temps exigent davantage de réflexions et de débats théologiques. La convocation de ce concile est le fruit de la patience et de la détermination du patriarche œcuménique Bartholomée, qui, avec l’endimousa (le saint synode permanent), s’est cependant étonné des positions exprimées dernièrement par quelques-unes des Eglises sœurs et notamment de leur menace d’annuler leur participation à ce concile. Il est d’ordinaire attendu que les Primats soumettent d’éventuels amendements, corrections ou ajouts de textes unanimement approuvés lors des conférences panorthodoxes préconciliaires. Le patriarche œcuménique appelle ainsi tous les primats à se montrer à la hauteur des circonstances et à participer aux travaux du Grand et Saint Concile panorthodoxe, comme cela a été décidé et signé au niveau panorthodoxe.

 En tant que pléromes de l’Eglise, nous prions le Seigneur, notre Dieu Trinitaire, pour que ceux qui participeront activement à ce concile témoigne dignement de notre foi, et que les décisions qui en ressortiront soient un jalon spirituel supplémentaire dans notre vie ecclésiale.

Père Théodore


vendredi 13 mai 2016

Travaux à l'église orthodoxe grecque de Bordeaux


L'église orthodoxe grecque de Bordeaux s'est dotée d'une toute nouvelle façade et de nouvelles grilles. La paroisse souhaite remercier très chaleureusement Mickaël et Théodore pour leur généreuse donation et le travail remarquable qu'ils ont effectué. Ci-dessous quelques photographies du résultat (remerciements à Jean Nicolaou). 





dimanche 1 mai 2016

Message de Pâques du Patriarche Oecuménique Bartholomée Ier



Visite du cardinal Jean-Pierre Ricard à l'église orthodoxe grecque de Bordeaux

L'église orthodoxe grecque de Bordeaux a eu le plaisir et l'honneur d'accueillir le cardinal, archevêque de Bordeaux, Monseigneur Ricard, lors de la cérémonie des Vêpres d'Amour, qui clôture la semaine de Pâques orthodoxe. 


(Remerciements à Jean Onen pour les photographies)

mercredi 27 avril 2016

Pâques orthodoxe le 1er mai (RCF - "Le Billet")

Le saint père de Rome, le pape François, est tout à fait favorable à une date de Pâques unique, — une idée déjà lancée par Paul VI et le patriarche œcuménique Athënagoras, en 1975.

Il faut rappeler qu'en 325, au concile de Nicée, la date de Pâques avait été fixée le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. Mais voilà, l'Orient utilise le calendrier julien (45 av. J.-C.), et l'Occident, le calendrier grégorien, depuis 1582 ; il existe entre les deux un décalage de 13 jours.

Le pape cite l'exemple de la communauté orthodoxe de Finlande, laquelle soumet la possibilité du deuxième dimanche d'avril. Le patriarche orthodoxe copte Tawadros n'y est pas hostile, mais propose, lui, le troisième dimanche, invoquant un problème historique et la doctrine.

Aussi les chrétiens du Moyen Orient, ultra-minoritaires en terre de l'Islam, se sont-ils réunis, avec la participation et la détermination des églises catholique, orthodoxe et protestante, en mars 1997, à Alep, afin de régler ce problème. Ils ont décidé de s'appuyer sur les dernières données astronomiques pour calculer l'équinoxe et la pleine lune, et de se référer au méridien de Jérusalem plutôt qu'à celui de Greenwich. Ce consensus a été adopté, indépendamment des dissensions existant à l'intérieur de l'église orthodoxe de Constantinople, qui a adopté le calendrier grégorien en 1920, et de celle de Moscou.

Le consensus d'Alep n'a finalement jamais été appliqué. La célébration commune pascale devra donc attendre encore un peu…

                                               Père Théodore

mardi 12 avril 2016

L’église orthodoxe de Grèce en appelle à l’Union européenne (RCF - "Le Billet")

Monseigneur Hiéronymos, archevêque d’Athènes et de toute la Grèce, demande à la communauté internationale de ne pas laisser son pays seul face à l’afflux interminable de réfugiés. Il sollicite leur aide dans cette grave crise migratoire ; celle-ci ne peut être résorbée sans une intervention étrangère efficace. La solidarité européenne doit ainsi se manifester par la révision de la décision de fermer les frontières et l’élimination des causes profondes de la crise des réfugiés.

Il faut dire que ce petit pays qu’est la Grèce est déjà épuisé par des années de crise  économique. L’Europe doit mettre tout en œuvre pour cesser la guerre civile en Syrie, afin que les populations et les familles ne soient plus déracinées de leur patrie ancestrale et puissent surmonter leur détresse.

L’archevêque d’Athènes rejoint l’avis du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, selon lequel « les communautés accueillant des réfugiés dans les pays voisins font preuve d’une hospitalité exceptionnelle ».

L’accueil de réfugiés est un gain pour tout le monde : il apporte de nouveaux talents et de nouvelles expériences à une main d’œuvre vieillissante. Aussi les deux chefs des Eglises sœurs, catholique et orthodoxe, se sont-ils félicités du lancement de leur projet humanitaire qui tente de résoudre cette question épineuse de la crise migratoire.

Père Théodore

dimanche 3 avril 2016

Visite des soeurs du monastère de la Transfiguration de Terrasson


L'église orthodoxe grecque de Bordeaux a eu le plaisir de recevoir la visite de deux soeurs du monastère de la Transfiguration de Terrasson, dépendance du monastère de Simonos Pétra au Mont-Athos, et dont le fondateur, l'aumônier et Père spirituel est le Père Elie. La paroisse tient à les remercier très chaleureusement pour la belle messe dominicale qu'elles ont offerte. 

lundi 7 mars 2016

Le Pape est invité à la Mosquée de Rome (RCF - "Le Billet")


Il est certain qu’aucun pape n’a encore visité la Grande Mosquée de Rome, l’une des plus grandes d’Europe. Inauguré en 1995, l’édifice religieux a été financé par l’Arabie Saoudite et peut accueillir jusqu’à 12 000 personnes. 

La démarche papale s’effectue dans le cadre du jubilé de la miséricorde, qui revêt aussi une dimension interreligieuse. La miséricorde est au cœur du Carême, et les chrétiens ont 40 jours pour dépister ce qui est sobre et mauvais dans leur cœur, pour demander pardon pour leurs péchés. La miséricorde nous incite à l’amour du prochain et au dialogue avec les autres confessions. 

Chez les musulmans, la miséricorde est l’un des noms de Dieu qui sont mentionnés dans le Coran à de très nombreuses reprises. Cette notion rythme le message du prophète Mahomet, accompagne le musulman dans les actes de son quotidien, est un appel à la compassion, car Dieu est universel. 

Il me semble qu’il est temps de guérir les blessures du corps et de l’âme, de revenir à Dieu, de redécouvrir la miséricorde. Pour accepter et vivre une telle miséricorde, nous devons revenir au sacrement de la pénitence et de la réconciliation, oubliée et peu pratiquée dans beaucoup de parties du monde, avec pour conséquence la perte du sens du péché. 

Enfin, l’amour de Dieu à tout être humain est viscéral, maternel ; il est l’« l’utérus de la mère », selon la signification du mot juif « Rahman ». 

Bon carême à tous et soyons compatissants et miséricordieux.

Père Théodore

mercredi 10 février 2016

Jubilé extraordinaire de la Miséricorde

Le Pape annonce un jubilé de la Miséricorde qui sera bientôt mis en pratique. « Personne ne peut être exclu de la Miséricorde de Dieu, dit le Saint Père. L’Eglise est la maison qui nous accueille tous ».

« Miséricorde » devient plus que jamais le mot clé de chaque bon croyant. Un peu de Miséricorde rend le monde moins glacial et plus juste. L’Eglise préfère faire usage de la médecine de la Miséricorde que de la sévérité. Les ecclésiastiques rappellent sans cesse le besoin de se convertir, d’attendrir son cœur, de ne pas avoir peur de pleurer. Nos sociétés, le système capitaliste sont sans pitié. Chacun défend ses droits.

Les familles ont donc besoin de miséricorde. Beaucoup de divorces viennent d’un manque de pardon. Or Dieu nous pardonne tous nos péchés. La Miséricorde est aussi le maître-mot de l’Evangile ; c’est le visage du Christ, et nous avons nous aussi le visage de la Miséricorde divine. On doit être les canaux de cet amour et Jésus révèle la surabondance de l’amour de Dieu. Non seulement Dieu nous aime, mais il veut que nous retrouvions aussi la dignité. Dieu regarde avant tout en nous la personne.

A chacun alors d'être miséricordieux envers les autres et de les aider, à leur tour,  à se révéler. La Miséricorde nous incite à l'indulgence et au pardon envers une personne capable d'une faute et de s’en repentir. C’est la bonté de Dieu qui fait pardonner les fautes des hommes, pour que puisse s’accomplir en lui les desseins d’amour de Dieu. Les hommes sont ainsi eux aussi invités à pratiquer la miséricorde, car, créés par Dieu, leur cœur est à l’image de celui du Seigneur.

Soyons miséricordieux, car Dieu est miséricordieux envers l’Homme.


Père Théodore